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Olivier Class

(musicologie)

statut : docteur en musicologie

unité de rattachement :

membre des groupes de recherche Recherches sur le rythme et L’interprétation des œuvres de Ligeti.

contact : olivier.class@labexgream.com

page Internet :

Parcours universitaire et scientifique

     Flûtiste et musicologue, je suis le co-fondateur de l’Ensemble In Extremis et de L’Enveloppe, lettre d’information et d’analyse de musique contemporaine. Après avoir réalisé une maîtrise sur l’impact du collectif Itinéraire sur la musique spectrale, j'ai soutenu en 2006 une thèse dirigée par Pierre Michel à l’Université Marc Bloch de Strasbourg : Présence et impact des nouvelles technologies sur la composition d’opéras depuis 1945. En 2007, j'ai obtenu le Second Prix du premier concours d’écriture de la revue franco-suisse Dissonance.

     Au sein de l’Ensemble In Extremis, je me suis beaucoup consacré à l’interprétation de la musique contemporaine lors de concerts dédiés à Christophe Bertrand, Tristan Murail, Gérard Grisey, Ivan, Fedele, Philippe Hurel, Franco Donatoni, Frédéric Kahn, notamment en France et en Italie. En 2004, j'ai participé au projet de flûte et création avec live electronics du GRAME (Lyon) au sein de European Contemporary Flute Ensemble eWave. Je suis également membre de l’ensemble de flûtes Bilitis pour lequel je réalise diverses transcriptions (Corelli, Brahms, Debussy).

     Titulaire du Diplôme d’Etat de flûte traversière, j'enseigne aux écoles municipales de musique de Molsheim et Mutzig.

     Je joue sur l’ensemble des flûtes : piccolo, flûte en ut, flûte alto en sol, flûte basse et flûte contrebasse en ut.

Pourquoi la musicologie ?

     Pendant mes propres études de flûte j'ai participé à beaucoup de créations ou travaillé avec de nombreux jeunes étudiants compositeurs (mais aussi quelques grands maîtres comme Klaus Huber, Ivan Fedele ou Luis de Pablo). La musicologie a guidé mon travail d’interprétation, et m’a permis de m’orienter au sein des diverses esthétiques qui cohabitent ou se confrontent depuis 1950. J’ai eu la chance de pouvoir jouer dans quelques unes des grandes pièces qui ont fait l’objet de mes recherches (notamment Partiels, Talea et surtout Vortex Temporum de Gérard Grisey, mais aussi le 13 couleurs du soleil couchant de Murail) et ces expériences ont mûri ma réflexion. Réciproquement, la musicologie m’a placé face à des pièces et à des compositeurs que je n’aurais sans doute jamais joués autrement (comme Sciarrino, Donatoni ou encore Philippe Leroux).

     Suite au décès du compositeur Christophe Bertrand (1981-2010) avec qui j’avais fondé le groupe In Extremis, j’ai pris conscience que si jouer des œuvres leur permettait d’exister, la musicologie pouvait leur permettre de survivre, d’en garantir la conservation, la pérennité. Le CD et le livre consacrés à Christophe Bertrand (Motus, M214008, 2015) participent à cette démarche, qui fait notamment écho aux préoccupations de compositeurs de musiques électroacoustiques, comme Jean-Claude Risset dont je travaille à la publication des écrits.

     Les compositeurs contemporains, lorsque j’avais 20 ans, ne sont plus si contemporains, 20 ans plus tard, et certains sont décédés à un âge respectable comme Donatoni, Ligeti, Berio, Xenakis, Stockhausen, Carter, ou disparus prématurément comme Grisey ou encore Christophe Bertrand. La musicologie doit permettre de laisser des traces de ces personnalités sur toutes sortes de supports ou médias (matériels ou non) que ce soient des fichiers textes ou audio-visuels, des CD, des (ré)éditions de partitions, des études, afin que les générations futures soient en mesure de (re)découvrir, de se (ré)approprier ces musiques du second XXe siècle (comme on a pu le faire pour la musique ancienne) ou tout simplement d'éviter qu’elles ne disparaissent irrémédiablement.

Quelles figure(s) ou quelle(s) oeuvre(s) inspirent et stimulent votre vie et vos recherches ?

     J’ai été particulièrement touché par la musique de Giacinto Scelsi après avoir pu tenir en 1994 une partie de flûte dans Anahit pour violon et ensemble. C’est la découverte de cette musique du son qui m’a poussé à jouer, à étudier et à chercher dans le domaine de la musique contemporaine. Scelsi m’a naturellement conduit aux compositeurs de l’Itinéraire et à la musique spectrale (notamment Grisey et Murail), qui eux-mêmes m’ont amené par extension à la seconde génération spectrale (Saariaho, Harvey) et affiliée comme Hurel, Fedele dont la classe de composition était fréquentée tant par des élèves (comme Christophe Bertrand avec qui j’ai fondé In Extremis) que par des précurseurs (comme Ligeti et Stockhausen). Ces préoccupations ont fait l’objet de mes premières armes en recherche musicologique, pour aboutir à une maîtrise rédigée en 2000 sous la direction de Pierre Michel, consacrée au groupe l’Itinéraire et la notion d’école spectrale, alors que je prenais justement des cours de flûte avec Cécile Daroux, soliste du groupe en question. Dix ans plus tard, grâce à Márta Grabócz, j’abordais cette musique spectrale d’un nouveau point de vue en rencontrant Jean-Claude Risset et en travaillant à la réunion de ses écrits.

     Ayant été confronté au monde de l’opéra en participant à la création d’Héloïse et Abélard d’Ahmed Essyad, et parce que j’ai l’esprit de contradiction, j’ai poursuivi mes recherches en confrontant le monde de l’opéra d’abord aux musiciens de l’Itinéraire puis aux nouvelles technologies, ce qui devint le sujet de ma thèse, Présence et impact des nouvelles technologies sur l’opéra depuis 1945, dirigée par Pierre Michel et soutenue en 2006. J’y ai retrouvé notamment Saariaho et Stockhausen, et ai découvert la richesse de la pensée de Manoury et son profond sens dramatique.

     La présence de la flûte dans les catalogues des compositeurs m’interpelle également et j’espère que mes recherches pourront aider les flûtistes à s’approprier ou à approfondir un répertoire que l’on n’étudie pas en cours, par manque de temps, à cause de l’immense diversité du répertoire, mais aussi par peur de l’inconnu, tout le monde n’ayant pas eu la chance de rencontrer les compositeurs qu’il est amené à jouer.

Bibliographie

Ouvrages (avec comité de lecture)

Christophe Bertrand – Écrits, entretiens, analyses et témoignages, Paris, Hermann, 2015.

Chapitre d’ouvrage collectif

 « La flûte dans l'œuvre de Donatoni », dans FELICI, Candida (éd.), Franco Donatoni. Gravità senza peso. Attihttps://typodun2012.unistra.fr/typo3/backend.php del convegno di studi, Parma 30 novembre 2013, Felici Lucca, LIM, 2015.

« Attitudes de compositeurs européens face aux cultures extraeuropéennes », dans Alpha Oumaro Ba, Snejana Gadjeva, Marie-Aimée Germanos et Vincent Grépinet, Contacts des cultures – Perspectives pluridisciplinaires et transversales, Inalco, 2010, pp. 219-232.

Articles de périodiques

« Introduction à Ulysse et Berio », Le paon d'Héra 10, Neuilly-lès-Dijon [en cours de publication].

« Portraits croisés : Donatoni – Fedele : le traitement du matériau dans la musique de chambre », Dissonance 106, Bâle, 2009, pp. 34-39.

« Opéra, langages musicaux et nouvelles technologies », Dissonance 100, Nyon, 2007, p. 40-43. Second prix du concours d’écriture organisé par la revue.

« La flûte octobassse », l’Education musicale 547-548, Paris, Beauchesne, 2007, p. 43-46.

« La philosophie du temps sphérique dans l’opéra Les Soldats de Zimmermann », communication aux journées d’étude « Le temps à l’oeuvre », les 8 et 9 décembre 2006, Université Marc Bloch de Strasbourg, et publié sous le thème « Temporalité(s) » (dir. Michel Demange), Correspondances 11, 2007, p. 125-129.

« Ecriture spectrale et opéra : L’Amour de Loin de Kaija Saariaho », Dissonance 95, Nyon, 2006, p. 16-19.

« La poétique de L’Amour de Loin, opéra de Kaija Saariaho », Cahiers de Publications Doctorales 6, avril 2005, Strasbourg, Université March Bloch, p. 37-46.

Actes de colloques et de congrès

« Opéra et représentations technologiques - La mise en scène du son », dans AUZOLLE, Cécile (éd.), La Création lyrique en France aux XXe et XXIe siècles Contexte, livrets, marges, Rennes, Presses universitaires de Rennes [en cours de publication].

« La flûte dans l’œuvre de Hans Zender », communication au colloque international Composer au-delà – la musique de Hans Zender, organisé par Pierre Michel, Strasbourg, octobre 2012, p. 55-73.

« La place de la poésie de Saint John Perse dans l’œuvre de Kaija Saariaho », communication à la journée d’étude internationale Les œuvres de Kaija Saariaho – Entre inspiration visuelle et influence littéraire, organisée par Marta Grabocz, Paris, CDMC, 26 avril 2013 [en cours de publication].

« Les pièces pour flûtes graves de Paul Méfano », communication aux journées Autour de Paul Méfano, organisées par Pierre Michel, Strasbourg, décembre 2013 [en cours de publication].

Publications numériques

« L’opéra et les nouvelles technologies », communication aux journées Arrêt-Média, organisées par Florent Schmitt et Yerri Hummel, 12 novembre 2010, disponible sur http://www.arretmedia.org/class-Olivier-L_opera_et_les_nouvelles_technologies.doc.

« Religion - Religare - Lien » communication à la journée d’études du MINT-OMF « Religiosité et musique au XXe Siècle », le 20 novembre 2008 à la Maison de la Recherche (Paris), sous la direction de Nathalie Ruget, et disponible sur le site de l’Observatoire Musical Français http://www.omf.paris-sorbonne.fr/Musique-et-religiosite-au-XXe.

Discographie

  • Claudio Gabriele - Musica da Camaera, Studio Musicale Arcangelo, SMA 012, © 2003.
  • CD de l’ensemble Bilitis, auto-production, 2004, http://www.ensemblebilitis.com/.
  • Jean-Paul Dessy, Le Chant du Monde, LDC 2781144, © 2005.
  • Christophe Bertrand, Motus, M214008, © 2015 – http://motus.fr

Interventions lors de conférences

« Le Quatuor I de Christophe Bertrand », Journée d’études Le quatuor à cordes dans ses extrêmes, CIMCL (Université Lumière Lyon 2), Lyon, 23 avril 2015.

Travaux en cours

  • participation à l'ouvrage Vocabulaire du rythme, dont les éditeurs scientifiques sont Nathalie HEROLD et Anne-Sylvie BARTHEL-CALVET (membres du GREAM), et qui sera publié aux éditions Minerve (collection Vocabulaire)
  • participation au second volume des Ecrits de Jean-Claude Risset
  • préparation d'un article sur une « histoire du quintette à vent au 20e siècle »
  • réalisation d'une « retranscription commentée d’entretiens avec les musiciens de l’Ensemble Intercontemporain sur les Dix pièces pour quintette à vent de Ligeti » dans le cadre du groupe L’interprétation des œuvres de Ligeti pour la revue électronique Musimediane
  • préparation d’un article sur l’humour dans le Satyricon de Bruno Maderna, dans le cadre d’un ouvrage consacré au thème « De l’humour dans la musique de 1960 à nos jours » sous la direction d’Étienne Kippelen », à paraître aux Presses Universitaires de Provence, début 2016.

Curriculum vitae

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